Formation avec SAMIAN

Mardi, 19 février, 2013

SAMIAN

Originaire de Pikogan, petite communauté autochtone enclavée dans la ville d’Amos, en Abitibi-Témiscamingue, Samian — traduction de son prénom, Samuel, dans la langue algonquine — a conquis en portant fièrement ses couleurs; celles de tout un peuple, ce peuple « invisible » qu’il dit « invincible » et pour lequel il revendique respect et reconnaissance. Voix par laquelle s’exprime au présent une histoire vieille de plusieurs siècles, le rappeur métis déclame sa poésie avec l’âme du guerrier… Avec une part d’ombre, mais non sans lumière — je suis vivant, c’est pour ça que j’y crois —, évoquant le passé au nom de l’avenir des générations futures, un avenir heureux qu’appelle le courage de la nouvelle génération, une nation de frères unis.

Révélé par le projet Wapikoni Mobile — studio ambulant de formation et de création audiovisuelle et musicale conçu par la cinéaste québécoise Manon Barbeau —, par le biais duquel il enregistre plusieurs titres et réalise quelques vidéoclips, le talent de Samian est mis de l’avant dès 2004 alors qu’il prend part dans le cadre de l’initiative à divers événements culturels au Québec et en France. À Montréal, il fait la rencontre d’André Dudemaine, directeur des activités culturelles de Terres en Vues, société organisatrice de Présence Autochtone, qui l’introduit au groupe Loco Locass. La même année, Samian se lie d’amitié avec les trois rappeurs et les rejoint sur scène, une première fois de façon improvisée à l’événement de lancement d’Amour oral, puis pour la tournée québécoise qui s’en suit.